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Paris, cent ans de fantasmes architecturaux et de projets fous
Jean Pierre COURTIAU
Edition First

“Ce livre n’est pas un traité de l’histoire des utopies urbaines à Paris étant donné la diversité étonnante des théories et des pensées à l’origine des différents projets. C’est un livre de mirages, illusions, apparences séduisantes et trompeuses, des chimères, projets irréalisables, folies, illusions des utopies à la double définition “U-Topia” qui n’a pas de lieu et “Eu-Topia” le lieu de l’idéal, du bonheur, du mieux.”
A la fois critique et espoir de la ville d’aujourd’hui, cet ouvrage présente multiples réflexions d’un Paris connu et apprivoisé en dialogue avec un Paris secret et indécis. Cette relecture de la ville entraine la fusion d’enjeux inextricables à la fois politiques, économiques et sociaux mais favorise la création d’une silhouette urbaine et d’une mémoire collective.
Créateurs mégalos qui rêvent de marquer un territoire, utopistes qui veulent créer un produit parfait pour améliorer un monde imparfait, architectes ingénieurs qui jonglent avec les nouvelles technologies au mépris de l’environnement… La plupart des cas étudiés datent du XXème siècle mais parfois le XIXème siècle a été sollicité pour mieux comprendre l’histoire et la continuité d’un projet. Le contexte générale de l’histoire nationale, voire internationale construit une identité urbaine et suscite les envies fantasmatiques tout en développant un devenir imaginaire de notre monde. D’ailleurs les évocations les plus fortes sont déjà le produit d’une culture et d’un rapport à la ville parfaitement construit.
Le fantasme possède t’il lui-même une identité ?
Si Coney Island, ville loisirs//ville spectacle est à l’origine d’un Manhattan rationnel et non plus expérimental, alors le fantasme de Paris est des moins extravagant. Certes utopique, mais bien plus juste et réaliste. Manhattan est dans le besoin de construire son histoire, l’imaginaire n’a donc plus de limites… Le mieux ennemi du bien… ?
« C’est un livre d’images que l’on a souhaité belles ou déroutantes, émouvantes ou inattendues. Les produits de papier ne sont pas tous constructibles, et, tant mieux si les images restent images, si elles n’ont pas la capacité de leur réalisation future… Sinon le magique et l’humour n’existeraient plus. »
Vivre au dessus de la Seine
Yona Friedman, 1960
Visionnaire de la cité future, de l’urbanisme de demain, il dénonce les villes trop denses, sans confort, aux contraintes multiples dues à la circulation progressivement asphyxiante, ne répondant plus aux besoins élémentaires de l’homme. Yona Friedman propose alors, grâce à des technologies nouvelles de s’affranchir des contraintes de la topographie et de créer “l’urbanisme spatial tri-dimensionnel”.
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