T4deliriousny’s Blog – Groupe5


delirious new york
mai 25, 2009, 2:01
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Methode paranoïa-critique en architecture
mai 24, 2009, 8:25
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“J’annonce comme proche le moment où par un processus de caractère paranoïaque et actif de la pensée, il sera possible de systematiser la confusion et de contribuer au discrédit total du monde de la réalité.”

Salvador Dali

A la fin des années 20, Dali injecte sa methode paranoïa-critique dans le courant surréaliste. Decrite comme “une méthode spontanée de connaissance irrationnelle, basée sur la critique objective et systematique des associations et interprétations delirantes”, il s’agit du resultat d’un melange explosif de notions psychanalytiques et de la tradition universelle d’interprétations des lignes informes des nuages, des rochers ou des taches à assimiler à des images reconnaissables. Mais Dali ne se contente pas de rever devant les metamorphoses des nuages ou comme les lettrés chinois devant leurs collections de pierres etranges car, en associant à ces illusions son jeu de clés analytiques, il developpe jusqu’au vertige, un delire cohérent à la fois effrayant et poetique, servi par une virtuosité picturale inégalable.

Cette méthode insite à revisiter toute reflexion et y apporter une dimension critique qui permet de nouvelles ouvertures.

“Pour illustrer ce procédé de recyclage des significations erodées du monde, Dali lui-même s’attaque à l’Angelus de Millet”, suite à son interprétation delirante et personnelle faite de flash-back et de contraintes, Dalli révele le sens caché de la toile.

angelus

Critique ou sublimation? Cette méthode est une revendication du délire comme mode de construction!

“Architecture = imposer au monde des structures qu’il n’a jamais réclamées et qui n’existaient jusque-là que comme des projets nébuleux dans le cerveau de leurs créateurs.

L’architecture est inévitablement une forme d’activité PC.”

Delirious New York

En effet, l’architecture entendue comme art,science et technique de la construction doit au depart se montrer fonctionel et adapté à la demande pour ensuite laisser place à l’esthetique et l’originalité. Aujourd’hui pouvons nous remettre en cause ce procédé? Esthétique et originalité ne sont t’ils pas justement les point de depart de l’architecture?

En fait le delire et le fantasme de l’architecte sont l’essence meme de la réalisation! Les etapes successives du passage du stade conceptuel au stade réel constituent une transposition du rêve qui se rationnalise par des contraintes et des devoirs d’urbanismes.

Le delire alimente et élève la production.

NAUTILUS

Le Corbusier // Le musée à croissance illimitée.

Finalement le fantasme est généré par l’existant qui devient source d’inspiration sujette à des interpretations delirantes. La méthode PC engendre un processus imaginatif qui à son tour engendre un processus de réalisation. Fantasme conscient ou inconscient?



dispostifs fantasmatiques
mai 24, 2009, 8:25
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Dans la conception d’un projet architectural on programme des espaces, des dispositifs fonctionnels.
Cependant dans l’usage, il s’avère que certains dispositifs se modifient ou prennent une nouvelle dimension. En effet certains espaces ne sont que fonctionnels et des lors qu’ils sont utilisés on se rend compte de leur dimension exceptionnelle par l’expérience qu’il procure.
On peut donc parler d’un dispositif fantasmatique entendue comme un espace non prévu, une sorte de phénomène non contrôlé qui s’avère être plus exceptionnel dans la réalité que dans la conception.

On peut donc mettre en parallèle cette notion du fantasme avec l’idée de l’architecture de  papier, en effet cette architecture est libre de toutes contraintes et ne peut être réalisée car elle perdrait son aspect fantasmatique alors qu’ici un projet ou un dispositif complètement rationnel et fonctionnel devient fantasmatique par un phénomène non prévu voir inconscient.



Fantasme computationnel

A propos du travail de Karl Chu

Ou comment la computation pronne un état virtuel de l’image, affirmant la matérialisation non concrète des formes architecturales qu’elles proposent.

600_X_Phylog.3

“[X Phylum] calls into question traditional methods of architectural design and proposes a design process in which the architect becomes an inventor or constructor of formal systems as well as takes on the role of navigator of the system’s behavior over time. ” Karl Chu

Il s’agit ici de constructibilité virtuelle, qui pose aussi le problème des limites physiques de l’outil computationnel, avec lesquelles joue Karl Chu dans les différentes images qu’il génére. La question de la matérialité ancrée dans le monde réel, le dessin de la forme physique, palpable, sensible est à l’heure actuelle indissociable de l’architecture. Le nouveau paradigme proposé par Karl Chu pour l’architecture s’applique assidûment à une abstraction totale de matérialité, et donc de potentielle constructibilité.

« C’est dans la sphère de la virtualité que la matrice globale de systèmes computationnels évolutionnaires produira et peuplera la planète de formes diverses de vie et d’êtres artificiels» Haresh Lalvani

Même si on peut s’interroger sur les motivations d’une telle application à l’établissement d’une nouvelle forme d’architecture ancrée dans la sphère de la virtualité, la réappropriation du modèle génomique ne serait-elle pas ici contradictoire ? Et comment dès lors considérer ce courant de recherche théorique ? Comme l’expression d’une extrême modestie ou plutôt d’un orgueil démesuré ? La définition prévalente du monde physique serait-elle devenue obsolète ?

Le problème que pose la concrétisation du projet, sa dimension matérielle, est une question volontairement éludée – dans le discours de Karl Chu tout particulièrement -, montrant l’écart entre un discours théorique complexe mais bien rodé et une matérialisation qui apparait dès lors comme un problème fondamental, plus encore que les performances -souvent- spéculatives de l’ordinateur. La fétichisation du script algorithmique pourrait ainsi paraître dangereuse, surtout si la question de la consistance du projet – matérielle cette fois ci – est esquivée, peu traitée ou oubliée sciemment car elle entrainerait peut-être une nouvelle définition de la matière. Le sens des morphogénèses paramétriques implantées dans le réel nécessite l’adjonction d’un nouvel élément à ceux qui définissent actuellement la matière : son caractère informatif. Informatif, donc codable, soit potentiellement informable, digérable et réutilisable par l’outil computationnel

« Aujourd’hui la matière est composée de trois dimensions : la masse, l’énergie et l’information. […] La forme n’est plus seulement formelle, géométrale, volumétrique, énergétique, mais encore informatique. Une pierre est non seulement une masse soumise à la gravité, une figure de la géométrie, mais c’est aussi une information. » P.Virillo

Cette volontée de s’abstraire de la contrainte de la réalité n’est-ce pas atteindre l’impalpable du fantasme, vouloir rester dans le virtuel ? N’être qu’un générateur de formes graphiques, destiné à nouveau à en créer de nouvelles ? A partir de quel stade peut-on parler de matérialité architecturale ?

060327-Biothing-4

Alisa Andrasek // Biofid

http://www.biothing.org/flash.htm



de l’interactivité à la mise en mouvement /le dépassement du fantasme
mai 24, 2009, 8:11
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ou nous verrons comment l’architecture, grâce, notamment aux innovations technologiques poussé par le renouvellement constant du fantasme, s’éloigne de cette forme figée et définitive  pour se qualifier d’interactif, doué d’adaptabilité

Aujourd’hui l’idée du bâtiment comme support des médias donne une nouvelle dimension à l’architecture. Par exemple à Tokyo ou les écrans de publicité deviennent les façades des bâtiment on peut parler d’une interaction entre l’individu qui reçoit l’information et l’architecture comme support de celle ci.Des lors nous pouvons parler d’architecture en mouvement comme transmission d’information.

tokyo

De plus aujourd’hui l’idée des façades en mouvement devient une question omniprésente dans l’architecture.

Tout d’abord avec des constructions comme le stade alianz aréna a Munich des architectes Herzog et de meuron qui ont cré un enveloppe en EFTE (matériaux qui permet la constructions d‘édifices gonflables). Ce qui permet à la façade de changer de couleur (le rouge, le bleu et le blanc) en fonction de l’équipe qui joue dans le stade. Ce premier dispositif offre au bâtiment un aspect différent en fonction des utilités de ce dernier et confère alors à l’architecture une dimension de constante adaptabilité.

allianzarena

Cependant on peut aller encore plus loin dans cette idée notamment grâce au concept de computation.
Par exemple, le “système flare” du groupe berlinois whitevoid qui permet de créer des façades animées par des prismes montés sur des vérins pneumatiques et contrôlées par ordinateur

Mais aussi avec le travail de Alisa Andrasek qui propose un façade animée régie par ordinateur mais qui s’animerait en fonction des sonorités, de la lumière captée par la façade.

Dans le procédé FLARE la façade s’anime grâce au motifs choisit par l’homme depuis un ordinateur alors que le concept d’Alisa Andrasek va plus loin, car ici, certes, les mouvement de la façade sont programmés dans un ordinateur mais ici, la façade s’anime en fonction des variations de son environnement. C’est là que nous pouvons parler de comportement de l’architecture.
On peut parler également du projet de la tour en mouvement conçu par l’architecte David Fisher. En effet, ici,il ne fait plus que mettre en mouvement les façades mais tous le bâtiment.

Ces nouvelles innovations augmentent les champs et limites du possible. Cependant le fantasme, notamment en architecture est caractérisé en majorité par des innovations techniques, délirantes ou inconcevables.
Néanmoins ces nouvelles techniques ne répondent-elle pas à un fantasme qui serait dépassé puisque réalisable ?
Les innovations technologiques d’aujourd’hui sont elles engendrée par le fantasme ou poussent elle encore plus loin les fantasmes des architectes ?



atmosphère

à propos de la trilogie de Peter Sloterdijk, Bulles, Globes et Ecumes.

Ou nous verrons, selon Sloterdijk, comment l’atmosphère peut aujourd’hui définir l’urbain et la perception // et comment les potentialités, notamment architecturales, sont redélimitées par la sphère, à différentes échelles.ecume_couverture1

A la suite d’Heiddeger, Sloterdijk, s’interesse à la question de l”être au monde”. Particulièrement dans son dernier ouvrage Ecumes, 2006, il propose une morphologie de l’espace humain. L’homme se construit donc au coeur de formes sphèriques constituant une généalogie pérenne, élémentaire et universelle de l’espace humanisé, de la cellule, à l’environnement intime de chacun, en passant par la ville. Chacune de ces entités répondant à la notion d’atmosphère qui qualifie un espace métaphysique et imaginaire.

Pour définir ces différents stades :

-Bulle désigne une configuration d’inviduation ouil n’y a pas de distinction entre l’humain et son habitat, l’homme de son environnement. (= existe ce qui émérge dans la relation )

-Globe indique justement la potentialité de détachement de l’homme et de son evironnement. L’homme n’est alors pas dans la sphère mais sur la sphère.

” Le vivant n’échappe pas à la sphère immunitaire, explique Sloterdijk. Je ne pouvais pas en rester au niveau des bulles protectrices de la petite famille et de la petite horde. J’interprète la métaphysique classique comme un système immunitaire symbolique, qui construisait une enveloppe transcendante indestructible autour de l’être humain. Tant que les mortels vivaient sous un ciel pareil, il était plausible de penser que le cosmos est la maison de Dieu, cette “sphère dont le centre est partout et la circonférence nulle part” – et les hommes les locataires. Dans Ecumes, je montre pourquoi cette monosphère métaphysique était vouée à l’échec. “

C’est dans l’étude historico-militaire qu’il vient faire intervenir cette troisième phase que représente Ecumes . En effet il établit un lien entre l’architecture atmosphèrique et les innovations militaires, notamment les attaques au napalm ou la bombe atomique durant la seconde guerre mondiale. D’ou pour Sloterdijk, l’émergence d’un environnement multidimensionnel.

“Dans l’état de déploiement minimal-complet, l’anthroposphère peut être définie comme un espace à neuf dimensions.” p320

C’est dans le lien de ces sphères les unes avec les autres et les continuités spatiales qu’elles provoquent que s’établissent des interactions, au même titre que la notion d’archipel qu’avancait Deleuze.ecume_nsfnet Il évoque aussi l’idée d”île d’atmosphérique” p. 300 / ainsi qu’ “anthropogènes” p.319 ( “Nous partons de la thèse selon laquelle l’architecture constitue une réplique tardive de constitutions d’espace spontanées dans le corps du groupe. ). Et illustre ces îles absolues par Buckminster Fuller, constituant autant de projets de ville flottante ainsi que des stations spatiales.

Suite à la complexité et les degrès polysémiques qu’instaure Sloterdijk derrière cette idée générique de sphères, il est important de comprendre comment cette conception ouvre le champs des possibles et des interactions concernant l’architecture, sujet qu’il cite de manière récurrente étant donné son lien évident à l’environnement.

voir aussi

Zumthor / conférence ATMOSPHERE //// Rainer Banham / The Architecture of the well-tempered Environment. 1969




De l’autre côté du terrier… l’imaginaire
mai 24, 2009, 8:04
Classé dans : 2//L'IMAGE COMME EXPRESSION DU FANTASME, Uncategorized

tim_burton_revient_chez_disney_actustarL’imaginaire vu par Disney.



Fantasme et fantôme
mai 24, 2009, 6:00
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Même si la première est apriori plus attrayante que la seconde, les deux notions sont pourtant très similaires et souvent le sujet de réflexion sur le conscient et l’inconscient, le réel et l’irréel ou le visible et l’invisible.

Dans un cas comme dans l’autre, il est question d’image (d’une image qui se perpétue après disparition), et de mémoire (qui ne disparaît pas).

Le fantasme est cependant associé à une notion de volonté inconsciente alors que le fantôme lui est associé à une apparition surnaturelle et non désirée, mais dans le deux cas il est question d’image (comme dit plus haut) mais surtout d’image irrationnelle.

Le fantasme ou la frontière entre réalité et fiction est une limite imperceptible car inconcevable, obstiné à se tenir là où notre conscience n’est pas, une expérience du rêve qui permet de quitter le terrain de l’expérience et de la réalité.

L’invraisemblance apparente touche autant à l’espace, qu’au temps et à la logique.

Dans le cas d’Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll, lorsque Alice pénètre dans le terrier (et donc dans le monde imaginaire), qui en est une parfaite illustration, les effets littéraires de l’auteur vont permettre d’accepter le passage vers le monde irréel et imaginaire (celui de l’auteur) et d’enlever tout jugement objectif.

Mais lorsque cette expérience fantasmatique devient consciente, la limite devient perceptible et ce « non lieux » devient facteur de création.

Dans le cadre de la réflexion architecturale, l’image aussi irrationnelle soit-elle est une image irrationnelle partagée et reconnue de tous. L’image irrationnelle devient alors le point de départ d’une réflexion rationnelle. Il ne s’agit plus alors d’un monde imaginaire mais du monde d’un imaginaire.



Rotterdam délire
mai 20, 2009, 12:36
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couvarmenagud4emecouvearmengau               

Comment à propos de son projet à Rotterdam, Rem Koolhass, retranscrit l’idée de nyDélire, en narrant de façon rétroactive la formation de Rotterdam en 15 pages comme celle ci-dessus. Dans le postulat de départ, on observe qu ‘il compare l’europe et les usa. Le fantasme dont nous abordons le sujet différemment à chaque fois, ne prendrait’il pas son sens ici ? Ce n’est pas le fantasme en architecture que nous essayons d’analyser, mais bien ses degrès fictionnels. Par contre c’est le fantasme que représente new york pour Rem Koolhass, dans sa comparaison avec l’Europe qui est interessant. Après avoir tenté de situer le fantasme dans son rapport révé / réalisé, il nous parait capital d’observer ce qui génére aussi l’arhitecture de Rem Koolhass : ce difficile contraste culturel europe / usa. ( à suivre..)

 

     ” USA : freedom from contexte  //  Europe : contexte is all

        USA : everything is big // Europe : everything is small”

 

page1



redéfinition / fiction par Rem Koolhass
mai 20, 2009, 12:15
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Dans la tentative de redéfinition du terme fantasme, nous avons cherché dans le dernier ouvrage de Rem Koolhass ce terme de fantasme utilisé dans ny délire de façon récurrente. Pourtant il n’apparait nulle part, il était donc capital de voir à quelle notion il s’était substitué. Là la question de la fiction se pose. N’est-ce pas plutôt cela dont on parle. Une frontière ambigüe entre projets réalisés et fantasmés, un entre deux que pourrait incarner la fiction. Il parle du degrès fictionnel du roman, or il qualifie aussi son livre S,M,L,XL de roman. Cet ouvrage qui, en réalité, est la somme de ses derniers projets. Ce parralèle entre l’architecte qui reconsidère sa “monographie” comme un roman incite à voir le poids de ce mot “fiction”. 

 

def t4

 

S,M,L,XL , Rem Koolhass, 1995. Tiré de son abécédaire.